 |
|
20 ans
1987
Cette année-là …
Dalida, Jean Anouilh, Lino Ventura, Marguerite
Yourcenar nous quittent.
Lendl remporte Roland Garros.
L'année est médiocre pour les vins de Bordeaux et de
Bourgogne !
Mais pour Cossonay, c'est une ère nouvelle en
matière de culture et de divertissement. Les
Tréteaux du Parvis sont créés par une poignée de
comédiens en herbe, dotés de deux caractéristiques
incontestables : un enthousiasme à toute épreuve et
une inconscience démesurée…
Le
choix du nom "Tréteaux du Parvis" suggéré par Gil
Pidoux, le metteur en scène d'alors, fut tout de
suite adopté en souvenir du premier spectacle qui
eut lieu sur le parvis de l'église du bourg.
Présage heureux, puisque "parvis", issu du latin
signifie "paradis". Et que, depuis vingt ans, pour
la plupart des acteurs et des spectateurs, le
bonheur de ce petit paradis-là en a bien valu un
autre…
2007
Quelque deux
décennies de travail, de répétitions, de trac, de
joie et d'amour plus tard, la troupe et son comité
oeuvrent à nouveau pour fêter dignement cet
anniversaire. Il n'était presque pas possible de
passer vingt années sans rendre hommage à l'un des
plus grands hommes du théâtre français, Monsieur
Jean-Baptiste Poquelin.
C'est chose faite
avec un"Bourgeois gentilhomme" cuvée 2007. Merci
Monsieur Molière ! |
|
« Brillante parodie d’une mode, ouvre l’espace de la
scène à la danse, à la musique, au travestissement,
à la mascarade avec sur le plateau
25 comédiens
15 jeunes musiciens
sous la
direction de
Sylviane Thilo danse
Anne-Thérèse Biéri musique
mise en scène
Bernard Formica »
|
|
Le Bourgeois Gentilhomme
de Molière
7>9 et 14>16 septembre 2007
M.
Jourdain, bourgeois qui ne rêve que de noblesse,
ambitionne d'acquérir les manières des gens de
qualité. Il décide de se faire confectionner un
habit dont l'élégance sera à la hauteur de sa
nouvelle condition. Il se lance dans l'apprentissage
de la danse, de la musique, de la philosophie et des
armes, autant de disciplines qui lui semblent
essentielles à son rang de gentilhomme.
Il
courtise également Dorimène, présentée par l'amant
de celle-ci, un comte ruiné, qui entend bien
profiter de la crédulité de ce naïf.
Sa femme
et sa servante Nicole se moquent, puis s'inquiètent
de le voir chamboulé de façon si ridicule. Elles
essaient de lui faire entendre raison en lui
rappelant le prochain mariage de sa fille Lucile
avec Cléonte. Mais ce dernier n'est pas gentilhomme
et M. Jourdain s'oppose obstinément à cette union.
Le valet
de Cléonte imagine alors de déguiser le jeune homme
en "Grand Turc" et de l'introduire dans la maison
pour honorer M. Jourdain et lui offrir la
distinction de "Mamamouchi".
Vingt-cinquième pièce de Molière, le Bourgeois
gentilhomme fut représenté pour la première fois
le 14 octobre 1670, devant la cour, au château de
Chambord.
Comédie -
ballet en cinq actes et en prose, avec une musique
de Jean-Baptiste de Lully, elle symbolise la
réussite d'un genre brillant réunissant le théâtre,
musique et ballet en un ensemble harmonieux. Le
public Parisien fit un triomphe à ce spectacle qui
fut joué pour 6 représentations en 1670, 28 en 1671
et 8 en 1672.
A la
création, Molière jouait le rôle de M. Jourdain,
habillé de couleurs vives, paré de dentelles
d'argent et de plumes multicolores, face à Hubert,
travesti dans celui de Madame Jourdain. Lully était
le muphti au cours de la cérémonie du quatrième
acte.
Présenté
au Théâtre du Pré-aux-Moines du 7 au 9 décembre et
du 14 au 16 décembre 2007
L’école de
musique de Cossonay fait partie de l’aventure afin
d’embellir la salle de la musique de Lully. |
 |
|
________________________________________________________________________________
Billet du metteur en scène – Bourgeois Gentilhomme
________________________________________________________________________________
De
toutes les pièces de Molière, « Le Bourgeois
gentilhomme » est certainement la plus festive. Elle
s’adapte à tous les genres de spectacles :
télévision, cinéma, et se joue sous les chapiteaux
de cirque, dans les cafés-concerts au gré des
metteurs en scène des 20ème et 21ème
siècles…
Divertissement plutôt que comédie de mœurs, elle
est, par les origines même de sa création, marquée
par le désir de plaire et de donner du plaisir.
Cette comédie-ballet, composée par Molière et Lully
montre aux spectateurs de l’époque, en les
divertissant, un sujet nouveau : la bourgeoisie
parvenue au faîte de sa réussite, se laissant
prendre par tous les effets de mode du moment,
espérant accéder aux valeurs de la noblesse…
Si
cette pièce a tant fait rire à sa création, elle
continue à nous amuser par delà les années et l’on
peut voir dans les travers du «Bourgeois » et de la
société qui l’entoure, des ressemblances frappantes
avec l’ascension de parvenus contemporains, qui
n’ont pour seul but de faire partie de la
« Jet-set » afin de pavaner et d’atteindre un
snobisme qui finit par paraître ridicule.
C’est
dans cet esprit que nous avons abordé la pièce avec
joie et jouissance. Nous allons essayer de vous
montrer un « Bourgeois » d’aujourd’hui, mais avec
les couleurs de l’époque et c’est avec grand plaisir
que nous avons associé à notre travail, un ensemble
de jeunes musiciens de l’Ecole de musique de
Cossonay afin de garder tout le caractère, toute la
magie de la musique et du théâtre…
Bernard Formica |